Tout le monde n'a pas la chance d'être une start-up.

Un titre énigmatique mais une réalité pour de nombreuses entreprises qui aujourd'hui sans en avoir l'ADN doivent adopter les codes des starts up pour se développer ou gagner de nombreux clients. Sans verser dans l'angélisme, les débats étaient ouverts à la discussion voire à la controverse.

Mardi 26 septembre, le groupe Chalus Chegaray et ses filiales Cavas et Colloquium organisaient leur 1er Brief de rentrée. L'occasion de partager des expériences d'entreprises, qui au cours de leur existence ont dû s'affranchir du carcan où elles évoluaient.

Axelle Tessandier, Founder d'Axl Agency, pose le débat en dressant la carte d'identité de l'entreprise du 21ème siècle. Elle est avant tout connectée aux réseaux sociaux à l'image de notre société.

"En 2025, 75% de la population active sera composée de digital natives" .

Mais elle sera communautaire avant tout. Communauté d'idées où la force d'un brainstorming est directement liée à la diversité d'un groupe (homme, femme, âge, origines ...) ; communauté d'innovations où les brevets libérés de toutes contraintes juridiques seront source d'émulation et de créativité. Les méthodes de management seront encore très bousculées dans ce nouveau siècle. A l'image des Shadow Comex, ce sont les millénials qui désormais émettent des recommandations sur les projets stratégiques de l'entreprise : acquisitions, lancement de nouvelles offres..., auprès du Comex. 

Pour la société CAVAS, acteur historique de la sécurité, les starts up décomplexent et accélèrent l'innovation dans les entreprises dîtes "traditionnelles".

Expérience vécue, puisque son Directeur Général, Didier Lefevre rappelle comment il a gagné de nouveaux clients en signant des partenariats avec des starts up qui disposaient de compétences et de l'agilité nécessaires pour développer de nouveaux produits. Il a déjà établi à ce jour 3 contrats avec des starts up et 2 autres suivront en 2018.

L'inverse est également vraie. Nicolas Guy de SoyHuCe (prononcer Soyouz comme la fusée) a su apporter son agilité de start up à des grands groupes, à la recherche de solutions performantes. Il faut bien sûr dans ce partenariat d'un autre genre, composer avec les spécificités des grands groupes (syndicats, comités d'entreprise, politique de communication...).

A contre-courant, Michel Mondet, pdg d'Akeance Consulting, prône un management libéré et peu importe le statut de l'entreprise.

Adieu les fiches de poste, les indicateurs de réussite et autres KPI, exit le DRH qui vide les managers de leur fonction managériale. Un brin provocateur, Michel Mondet place avant tout l'humain et son système de valeurs (culture, religion) au centre de l'entreprise, il expérimente d'ailleurs avec le plus grand succès, son modèle au sein de sa propre structure.

Pour capter l'esprit start up, Colloquium qui affiche au compteur près de 60 ans d'existence, a du s'affranchir de son histoire et notamment de ses bureaux ! Elvire de Chalus, dg, de cette société événementielle, raconte comment l'aménagement dans de nouveaux bureaux en mode co-working (plus de poste de travail attitré, plus de papier, plus de classeur et même plus de standard téléphonique) a été l'un des points de départ d'une nouvelle aventure managériale pour l'entreprise.

"D'acteur historique de l'organisation de congrès médicaux à entreprise innovante du digital"

Colloquium représenté par Elvire de Chalus, directrice générale, travaille depuis plusieurs mois sur un projet ambitieux de modernisation de son activité historique qu'est l'organisation de congrès.

Dans ce projet volontairement collaboratif, les équipes participent à la fois au développement technique et métiers de l'outil mais ils imaginent aussi une nouvelle façon d'appréhender leur métier de demain. Colloquium lancera sa plateforme digitale au 1er semestre 2018.